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Jeudi 22 mai 2008

Depuis 2 ans, les prix du gasoil et du fuel ont été multipliés par deux. Comme les marins pêcheurs les exploitants agricoles familiaux subissent de plein fouet cette flambée qui ampute d'autant le revenu déjà faible de leur travail.

Dans les campagnes comme dans les ports la colère gronde pendant que les grands groupes pétroliers s'enrichissent en multipliant leurs marges déjà importantes et que les prix à la production des produits agricoles et de la pêche diminuent.

Une délégation d'agriculteurs a rencontré le 21 mai les marins pêcheurs en lutte sur le dépôt de carburant de Berre.

Les deux délégations ont fait état de totales convergences sur la nécessité d'obtenir :

- Une détaxation à 100% du fuel et gasoil professionnel

- Une réduction des marges des compagnies pétrolières sur le gasoil et le fuel professionnels sous forme contractuelle

- Un encadrement des marges abusives de la grande distribution sur les produits de la pêche et de l'agriculture afin de faire remonter les prix à la production et baisser les prix à la consommation

Les agriculteurs ont décidé de se joindre au blocus du dépôt de carburant de Berre pour obtenir satisfaction sur ces revendications communes.

Le Modef des Bouches du Rhône qui participait à la rencontre apporte de son côté son soutien le plus total à cette action commune. Il appelle les pouvoirs publics à cesser les discours en agissant pour sauver les professions agricoles et de la pêche du désastre que ce soit sur le prix du carburant ou du fuel, mais aussi en modifiant la loi de modernisation de l'économie qui va être débattue à partir du 27 mai au parlement. Il faut non pas libéraliser mais restreindre les pouvoirs économiques et juridiques déjà exorbitants de la grande distribution vis-à-vis des fournisseurs.

par modef-paca publié dans : Politique nationale
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Mercredi 21 mai 2008

La grêle qui s'est abattue dans les communes du nord des Bouches du Rhône (En particulier Châteaurenard, Noves, Maillane, Eyragues, Saint Rémy) a anéanti bon nombre de productions de fruits : Jusqu'à 90%  des pommes, poires, abricots ou pêches, jusqu'à 60% des cerises.  

Dans un contexte de calamités économiques dues aux baisses de prix et à l'augmentation des coûts de production, et alors que nombre de producteurs ont déjà eu à subir le gel au moment de la floraison, cela va mettre de nombreux agriculteurs en grande difficulté, sans oublier les entreprises d'amont (fournisseurs de l'agriculture) ou les organisations de producteurs.

Des mesures d'urgence doivent être prises par le gouvernement : déblocage d'aides directes à hauteur des pertes subies, prise en charge des cotisations patronales et salariales, décalage sans intérêt des tableaux d'amortissement des prêts professionnels afin de permettre aux producteurs de refaire de la trésorerie et de pérenniser leur exploitation.

Les producteurs subissent une fois de plus les affres du temps. La proposition du Modef de mise en place d'un fonds mutualiste d'aléas climatiques garanti par l'Etat prenant en compte toutes les productions, financé par l'ensemble des agriculteurs, l'Etat, l'Europe, les banques, la grande distribution, l'agroalimentaire, devient d'une urgence extrême. Les producteurs sont en attente d'actes forts, de perspectives.

Le Modef ne se résignera pas à accepter des demi-mesures, aucun agriculteur ne doit disparaître à cause des calamités.

Daniel Roche
Porte parole du Modef 13
Elu à la chambre d'agriculture

par modef-paca publié dans : Fruits et légumes
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Mercredi 14 mai 2008

L'Assemblée nationale vient de refuser par 136 voix contre 135 d'examiner le projet de loi sur les OGM. Les députés ont pris leurs responsabilités. Ils ont eu raison de rejeter un texte qui   n'assurait ni la non-dissémination des OGM dans nos campagnes, ni la protection des cultures sous label, ni celle des consommateurs. Le Modef s'en félicite.

La démocratie exige que les attentes majoritaires soient respectées. Le gouvernement manifeste pourtant au mépris de toute démocratie son intention de faire passer cette loi en force. La fébrilité au service de quelques intérêts particuliers n'est pas la bonne méthode. Il faut au contraire prendre le temps de rédiger une vraie loi OGM qui s'oppose à la main mise des multinationales sur le vivant et qui ne prenne en otage ni les paysans, ni les campagnes, ni les consommateurs.

Le Modef réaffirme qu'il n'est pas contre le progrès. Des moyens sans précédents doivent pour cela être accordés à la recherche publique afin que celle-ci puisse mener sa nécessaire mission au service de la connaissance, en particulier des effets réels des OGM sur l'environnement et sur la santé et cela en dehors des appétits de profit de quelques multinationales.

Mais aussi important soit il, le débat sur la loi OGM ne doit pas servir de prétexte pour occulter un autre débat d'actualité tout aussi crucial pour l'avenir du monde paysan et de la souveraineté et sécurité alimentaire. 

Au moment où les pénuries alimentaires redeviennent d'actualité sur la scène mondiale, la question se pose en effet d'encourager et développer nos productions agricoles de qualité pour répondre aux besoins de la France et du monde. Tout le contraire de la véritable hécatombe d'agriculteurs à laquelle est confrontée la France actuellement.

Or la Loi de Modernisation de l'Economie soumise d'ici fin mai par le gouvernement au débat du Parlement veut libéraliser le grand commerce en France et va à l'encontre de ce défi alimentaire en sacrifiant les petits et moyens agriculteurs et les productions nationales sur l'autel du profit sans limite des grandes et moyennes surfaces. Elle va restreindre encore notre indépendance et diversité alimentaire, déjà affaiblie. Ce texte est tout aussi inacceptable que le texte qui voulait libéraliser les OGM en France. 

Il est d'autant plus inacceptable que d'autres solutions existent pour faire baisser les prix à la consommation, notamment en encadrant les marges colossales sans lien avec la réalité des grands distributeurs, ainsi que les pratiques des spéculateurs boursiers.

Tout montre aujourd'hui que la libéralisation du commerce alimentaire orchestrée par l'OMC et la commission de  Bruxelles au profit des spéculateurs, des multinationales de l'agro alimentaire et de la grande distribution est incapable de résoudre les défis alimentaires du 21è siècle. Pourquoi le gouvernement persiste t-il au mépris du bon sens avec la loi de Modernisation de l'Economie à aller dans cette voie ? 

Tout comme la sagesse parlementaire s'est exprimée contre la loi OGM, le Modef Paca appelle députés et sénateurs à tenir compte des attentes majoritaires du monde paysan, de l'intérêt des territoires ruraux et de celui des consommateurs, à défendre la souveraineté et la sécurité alimentaire en s'opposant au texte de loi de Modernisation de l'Economie. Il faut le revoir en profondeur dans un sens favorable à l'intérêt général. Ce n'est pas de contreparties à la libéralisation de la grande distribution qu'il est question mais bien au contraire d'en limiter les pouvoirs déjà exorbitants et dévastateurs. Voir ici les propositions du Modef

par modef-paca publié dans : Politique nationale
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Mercredi 30 avril 2008

Le projet de loi de modernisation de l'économie (loi Châtel 2) adopté le 28 avril en conseil des ministres est à l'opposé des attentes des exploitants familiaux et des consommateurs.

En effet, ils ont besoin de plus de protection et non pas d'une déréglementation des relations commerciales fournisseurs distributeurs.

En supprimant le peu d'encadrement existant, le gouvernement fait descendre les agriculteurs, les coopératives, les Pme agro-alimentaires dans la fosse aux lions et peu en sortiront vivants.

Les conséquences de ce texte vont être dévastrices en matière de concentration des exploitations et d'amenuisement de la diversité de l'alimentation. Il va aboutir à une accélération sans précédent des délocalisations de productions agricoles et alimentaires vers les pays à normes sociales, de qualité des produits et environnementales peu élevées, pays qui de surcroit pour la plupart n'ont déjà pas les moyens de subvenir à leurs propres besoins alimentaires.

Il en est ainsi de la suppression inscrite dans le projet de loi de l'autorisation d'implantation ou d'agrandissement par les commissions départementales (Cdec) pour les surfaces de vente inférieures à 1000 m² (300m² dans la législation actuelle).

Il en est ainsi de la suppression de la transparence, de la suppression de la non discrimination entre les partenaires économiques, de la fin de l'obligation de justifier les services rendus. Le projet de loi autorise la grande distribution à imposer aux fournisseurs ses tarifs et conditions d'achat.

Pour le Président de la République, l'objectif est de donner aux ménages l'impression que le prix de l'alimentation va se stabiliser quelles  qu'en soient les conséquences. Entre le Nicolas Sarkozy qui déclarait à Rennes l'importance qu'il attachait à des prix agricoles rémunérateurs et à la préférence communautaire et le Président de la République qui mobilise les télévisions pour annoncer qu'il donne les pleins pouvoirs à la grande distribution, il y a le dogme libéral qui guide ses actes. N'est-ce pas pourtant ce même dogme qui imposé par la banque mondiale et le Fmi aux pays pauvres sous la forme des plans d'ajustement structurels a donné lieu au soulèvement de ces populations qui crient famine ?

Le Modef dans l'intérêt des exploitants familiaux et des consommateurs, de notre indépendance et sécurité alimentaire comme de celle des pays du sud  demande aux députés et sénateurs de non seulement s'opposer à toute déréglementation telle qu'inscrite dans le projet de loi Châtel 2 mais d'exiger au contraire un renforcement des règles encadrant les pratiques de la grande distribution avec notamment :

- La mise en place du coefficient multiplicateur permanent pour tous les produits agricoles périssables frais ou transformés.

- L'interdiction de vente à perte de sorte que les centrales d'achats ne puissent pas acheter aux producteurs des produits agricoles  à un prix inférieur aux coûts de production. Ce prix plancher deviendrait ainsi un prix minimum garanti et rémunérateur.

- La suppression des services facturés aux fournisseurs. Ce n'est pas à ces derniers de prendre en charge les coûts de structure et de fonctionnement des GMS

- Contrats de vente : Inscrire dans la loi les prix planchers basés sur le prix de revient réel et les rendre obligatoires dans les contrats ; Rendre obligatoires les volumes dans les contrats ainsi que le paiement à 7 jours au lieu de 30 ; Interdire les factures antidatées ; Les labels doivent être respectés et valorisés en fonction des charges de production réelles. Arrêter avec les produits labellisés vendus en conventionnel au gré des besoins de profit des GMS

-  Le maintien de la pénalisation des pratiques commerciales, le développement des contrôles et des sanctions exemplaires

Le Modef demande par ailleurs la création d'une commission d'enquête parlementaire sur l'abus de position dominante des centrales d'achat sur les marchés agricoles et alimentaires.

par modef-paca publié dans : Grande distribution
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Samedi 19 avril 2008

Peuvent demander une subvention au titre du Plan de Modernisation des Bâtiments d'Elevage (PMBE) les éleveurs des filières animales (bovins, ovin, caprins et porcins) qui exercent à titre individuel ou sous forme sociétaire, ainsi que les propriétaires bailleurs de biens fonciers à usage agricole lorsque le preneur remplit les conditions d'obtention de la subvention.

L'objectif du PMBE est d'apporter un soutien à la modernisation des exploitations d'élevage dans une perspective durable tout en les confortant économiquement. Pour pouvoir bénéficier de l'aide, le projet doit répondre dans cette optique à au moins un des enjeux suivants : Améliorer la compétitivité de l'exploitation ; Améliorer les conditions de vie et de travail des éleveurs et de leurs salariés ; Améliorer les facteurs de production ; Améliorer la qualité des produits ; Adopter des technologies nouvelles en matière de construction des bâtiments ou de conduite d'élevage ; Réorienter la production ; Diversifier la production.

Le Préfet fixe par arrêté dans chaque région les priorités et la liste des investissements éligibles répondant aux enjeux locaux (voir ci-dessous pour la région Paca)

Les dossiers de demande sont à retirer auprès des DDAF et à déposer dûment complétés à la DDAF impérativement avant le 25 avril.

Critères d'accès au PMBE

Au 1er janvier de l'année de dépôt de la demande
l'éleveur (ou au moins un associé en cas d'exploitation sociétaire) doit être âgé d'au moins 18 ans et de moins de 60 ans, et n'avoir fait l'objet d'aucun procès verbal au titre des points de contrôle des normes minimales en matière d'environnement, d'hygiène et de bien être des animaux dans l'année civile qui précède l'année de dépôt de la demande.

Le demandeur doit en outre :

Ne pas avoir déjà bénéficié au niveau de l'exploitation
d'une aide au titre du PMBE au cours des années qui précèdent la demande.

Justifier d'une activité d'élevage sur l'exploitation
. Cette condition est remplie si le bénéficiaire détient un cheptel à la date de dépôt de la demande (dérogation possible en cas d'installation), et si il s'engage à maintenir son cheptel en état de production pendant une période minimale de 5 ans à compter de la notification de la subvention

Attester être à jour des contributions sociales et fiscales
(y compris la redevance des agences de l'eau) sauf accord d'étalement.

Respecter à la date de dépôt de la demande
les normes minimales dans les domaines de l'environnement, de l'hygiène et du bien être des animaux applicables à l'investissement projeté.

Respecter à la date du dépôt de la demande
les normes relatives à la protection des ressources en eau, notamment en matière de nitrates :

Lorsque l'exploitation est située en zone vulnérable
(voir arrêté préfectoral) elle doit au moment de la présentation de la demande disposer d'une capacité de stockage des effluents d'élevage suffisante pour permettre de respecter les préconisations du programme d'action défini par le Préfet, qui fixe en particulier la période d'interdiction d'épandage, la distance d'épandage par rapport à des points sensibles (sources, captages d'eau potable, cours d'eau) ou encore le calendrier de production des effluents. Cette capacité de stockage ne peut en aucun être inférieure à celle fixée par ailleurs par le Règlement Sanitaire Départemental (RSD) (Se renseigner auprès des DDAF)

En dehors d'une zone vulnérable
, l'exploitation doit disposer des capacités de stockage fixées par la réglementation nationale (à savoir 1,5 mois de production d'effluents si l'élevage relève du Règlement Sanitaire Départemental (RSD) ou 4 mois s'il relève des Installations Classées Pour l'Environnement (ICPE) (Se renseigner auprès des DDAF). A noter le cas particulier des éleveurs de vaches allaitantes, laitières ou mixtes existant au 1er février 1992 et ayant adressé à la Préfecture la déclaration d'antériorité, qui bénéficient jusqu'en 2010 d'un délai pour porter la capacité de stockage de 1,5 à 4 mois. Ce délai ne s'applique pas aux ateliers hors sol, de veaux de boucherie ou de taurillons.

Dérogations et assouplissements des délais de mise aux normes en matière de protection des ressources en eau
(en application de l'article 26 du règlement n°1698/2005 du Conseil Européen) :

Une dérogation peut être accordée aux Jeunes Agriculteurs en cours d'installation
qui disposent d'un délai de grâce pour effectuer les travaux de mise aux normes de gestion des effluents d'élevage.

Des assouplissements sont également prévus pour les élevages situés en dehors de la zone vulnérable
si les éleveurs sont en mesure de présenter un arrêté d'engagement juridique notifié ou en cours de notification au titre du Programme de Maîtrise des Pollutions d'Origine Agricole (PMPOA) et accordant des délais de réalisation, sous réserve que ces derniers soient encore valides, ou encore, si une expertise démontre qu'après réalisation du projet de bâtiment, l'exploitation détiendra les capacités de stockage nécessaires pour l'exploitation.

En zone vulnérable
, l'exploitation peut également être éligible au PMBE, si elle dispose d'un arrêté d'engagement juridique notifié ou en cours de notification au titre du PMPOA et qui accorde des délais de réalisation de stockage, sous réserve que ces derniers soient encore valides.

Enfin, sont recevables les projets qui améliorent le niveau global des résultats de l'exploitation
au sens de l'article 26 du règlement n°1698/2005 du Conseil Européen

Les priorités au niveau de la région paca

Seront prioritaires en Paca les dossiers présentés par un exploitant Jeune Agriculteur
qui a reçu les aides à l'installation en application des articles R343-3 et R343-18 du code rural, dans la mesure où l'engagement juridique intervient dans la période de 5 ans suivant la date d'installation.

En ce qui concerne les types de bâtiment
, une priorité sera donnée en Paca aux projets d'ensemble comportant les bâtiments de logement des animaux et leurs annexes. En dehors des projets d'ensemble précités, seront retenus par ordre de priorité décroissante :

- Les projets de construction/extension ou rénovation du logement des animaux uniquement
- Les projets de bâtiments pour la traite et le stockage du lait
- les projets d'ateliers de transformation
- Les projets de stockage du fourrage

Les projets s'inscrivant dans une démarche d'amélioration de la qualité des produits et des conditions de travail
seront valorisés lors de la décision finale d'attribution de subvention par rapport aux projets identiques ne s'inscrivant pas dans cette démarche. Il en sera de même pour les projets portés par un bénéficiaire appartenant à une organisation économique par rapport à un projet équivalent porté par un exploitant ne faisant pas partie d'une organisation économique.

Enfin d'autres éléments d'appréciation tel que l'utilisation de biomatériaux, une démarche globale de diagnostic énergétique, la valorisation des déchets de l'élevage, un système de traitement alternatif des effluents, la prise en compte d'une charte paysagère, ... pourront être retenus.

En préalable, sera systématiquement examinée la situation de l'exploitation au regard de la faisabilité économique du projet
et en particulier l'existence d'une capacité d'autofinancement suffisante.

Liste des investissements éligibles en Paca aux aides PMBE de l'Etat
 : Les dépenses de rénovation, d'extension ou de construction neuve de bâtiments d'élevage destinés au logement des bovins, ovins et caprins ; Les autres constructions nécessaires à l'activité d'élevage (locaux sanitaires et de traite, aménagement des abords, stockage du fourrage) sous certaines conditions (se renseigner auprès des DDAF) ; Les équipements fixes nécessaires pour un projet opérationnel et viable ; Les dépenses de gestion des effluents pour les investissements allant au delà de la norme minimale (hors zone vulnérable et hors matériel d'épandage) des élevages de toutes filières ; Les investissements liés aux ateliers de fabrication de fromages des exploitations d'élevage caprin ; Certains investissements immatériels sont éligibles (par exemple la conception et la maîtrise d'œuvre du bâtiment, notamment les plans et frais d'architecte, la conformité technique, le suivi et la conduite des travaux,... mais également la conception et la maîtrise d'œuvre d'un projet de gestion des effluents d'élevage ou encore la conception d'un projet d'insertion paysagère des bâtiments). Ces prestations immatérielles sont éligibles à l'aide PMBE dans la limite de 10% du montant des travaux concernés.

Les dépenses d'auto construction sont éligibles sous certaines conditions détaillées dans la réglementation nationale (se renseigner auprès des DDAF)

En ce qui concerne les zones vulnérables, les dépenses liées au poste de gestion des effluents d'élevage ne sont pas admissibles, excepté le cas des dérogations et assouplissements prévus à l'article 26 du règlement n°1698/2005 du Conseil Européen (voir ci dessus)

Liste des investissements éligibles en Paca aux aides PMBE du Conseil Régional
 : L'intervention du conseil régional Provence Alpes Côte d'Azur s'applique à la création d'ateliers de transformation à la ferme des produits issus de l'activité de l'exploitation pour les élevages bovins, ovins et porcins. Les projets éligibles sont d'un montant minimum de 15 000 euro quelle que soit la zone et quel que soit l'investissement réalisé (construction ou rénovation)

Liste des investissements spécifiques éligibles en Paca aux interventions des financeurs autres que l'Etat et la Région en matière de PMBE 
: les investissements relatifs à la transformation à la ferme des produits issus de l'élevage bovin et ovin : Les dépenses d'équipement d'insertion paysagère ; Les équipements de stockage des effluents d'élevage hors zones vulnérables ; Certaines prestations immatérielles liées aux postes d'investissements spécifiques mentionnés ci-dessus. Ces prestations immatérielles sont éligibles à l'aide dans la limite de 10% du montant des travaux concernés (se renseigner auprès des DDAF pour les financeurs éventuels)

Les Principaux investissements et les postes inéligibles en Paca au titre du PMBE
 : Les investissements ne poursuivant aucun des objectifs du PMBE, en particulier ceux concernant de simples opérations d'entretien, de renouvellement, ou de remplacement à l'identique d'équipements fixes qui ne peuvent pas améliorer les conditions de production agricole ; Les investissements directement liés à l'application d'une norme minimale réglementaire dans les domaines de l'hygiène et du bien être animal et de l'environnement, sans préjudice des dérogations prévues par l'article 26 du règlement n°1698/2005 du Conseil Européen ; Toute construction ou tout équipement qui n'est pas en relation directe avec l'activité d'élevage : les hangars à matériel, les entrepôts, les matériels destinés aux cultures et les engins mobiles ; L'achat de bâtiments existants ainsi que les bâtiments ou équipements d'occasion ; Les bâtiments ou les équipements en copropriété ; Les bâtiments d'alpage ; Les locaux commerciaux ; Les matériels et équipements non associés à un projet de construction ou de rénovation ; Les citernes, puits, et clôtures de plein champ (à l'exception des clôtures situés dans le continuum du bâtiment, par exemple pour les parcours de volaille sous label) ; Les voieries et accès ; Tout investissement immatériel autre que l'accompagnement de la conception et de la maîtrise d'œuvre du bâtiment ou de sa rénovation, en particulier le montage du dossier, à l'exception d'un complément d'aides éventuels dans ce domaine de la part d'autres financeurs que l'Etat.

Pour connaître les montants de subvention et les obligations cliquer ici

par modef-paca publié dans : Agri-environnement
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