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Le modef paca est un syndicat agricole dans la région paca

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Monsieur le ministre de l'agriculture : l'avenir des producteurs de pêches/nectarines est entre vos mains, imposez le coefficient multiplicateur.

Après un mois consécutif de crise sur le secteur de la pêche/nectarine constatée par le SNM (prix à la production au moins inférieurs de 10% par rapport à la moyenne hebdomadaire des 5 dernières années) [cliquer ici], l’ensemble des syndicats agricoles et des syndicats spécialisés (hormis la Coordination Rurale) s’est enfin prononcé à la suite du Modef pour la mise en place du coefficient multiplicateur.
 
Le Ministre Michel Barnier qui a maintenant l’aval de la profession doit décider de sa mise en oeuvre et passer outre le refus systématique de la grande distribution de se voir imposer un encadrement de ses marges par la loi.
 
Le Modef se félicite de cette unanimité professionnelle sans précédent et demande au ministre d’avoir le courage politique d’aller jusqu’au bout et de ne pas suivre l’exemple de son prédécesseur qui, en mars dernier, avait refusé l’obstacle au dernier moment face à la crise des légumes d’hiver.
 
L’urgence est d’autant plus grande qu’une bonne partie de la récolte a déjà eu lieu en vallée du Rhône et Midi et qu’après 30 jours de crise les producteurs de pêches et nectarines sont dans des situations dramatiques.
 
La décision d’imposer le coefficient multiplicateur doit permettre de redresser les cours pour assurer des prix rémunérateurs aux producteurs, de limiter les importations à bas prix et de baisser les prix jusqu’ici abusivement élevés à la consommation pour offrir aux consommateurs la possibilité de se fournir beaucoup plus régulièrement en pêches et nectarines.
 
Des mesures de soutien complémentaires devront également être prises pour les producteurs de la Vallée du Rhône et du Midi de la France qui arrivent en fin de saison avec une nouvelle fois des pertes de revenu très importantes dont la majorité aura du mal à se relever.
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M
Vous avez amplement raison sur un point : Les gens (dont font partie les producteurs eux-mêmes quand ils se fournissent en produits pour leur propre consommation) recherchent à juste titre des produits de qualité répondant à leurs attentes. Mais qui décide réellement ? Il faut savoir que dans le système de distribution tel qu’il est aujourd’hui organisé en France ce ne sont plus les producteurs qui décident mais les donneurs d’ordre eux-mêmes, en tête desquels la grande distribution représente un quasi monopole avec 80% des ventes. Si les petits commerçants indépendants du quartier qui subsistent sont généralement attentifs à la qualité des produits qu’ils proposent sous peine de perdre leur clientèle, et sont donc particulièrement exigeants avec leurs fournisseurs de fruits et légumes, la grande distribution ne fonctionne pas du tout sur les mêmes critères. Pour elle, peut importe de perdre temporairement des clients sur un produit ou sur un rayon, ils se rattrapent de toute façon sur d’autres produits ou d’autres rayons. Le fonctionnement des grands magasins est méticuleusement structuré et s’appuie sur la stratégie des « produits d’appels », sachant qu’une fois entré dans un point de vente, tout doit être mis en œuvre pour que vous repartiez avec des produits pour lesquels vous n’étiez pas venus au départ. Pour en venir aux « billes » auxquelles vous faites allusion, le fait que dans les grandes surfaces les fruits et légumes - pour des raisons de rentabilité financière immédiate - ne soient pas vendus par des vendeurs mais choisis et manipulés directement par le client devrait vous mettre la puce à l’oreille sur ceux qui portent la responsabilité de ce problème. Il faut savoir que lorsque vous êtes fournisseur de la grande distribution si par malheur vous sortez des critères stricts fixés par cette dernière (les « billes » en font partie), vous êtes déréférencé sur le champ de l’enseigne. C’est pour sortir de ce cercle vicieux que nous demandons que des mesures soient prises par les pouvoirs publics afin de moraliser les pratiques de la grande distribution, qui ne conviennent ni au producteur, ni au consommateur. Pourront nous aboutir sans votre concours actif ? Rien n’est moins sûr. Dans un grand magasin, combien sont ceux qui demandent des comptes aux chefs de rayons sur la qualité des produits vendus, ou pour en revenir aux fruits et légumes sur la nécessité d’être servi par quelqu’un ?
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M
Comme chaque année les producteurs de pêches, nectarines ou abricots se plaignent qu'ils n'arrivent pas à vendre leurs fruits et expriment leur désarroi en allant bloquer des routes ou en invoquant l'aide du gouvernement, ce qui est passablement stupide car ne fait pas vendre un fruit de plus. La raison de cette mévente est pourtant évidente : de nos jours, les gens achetent leurs fruits pour la consommation de la journée ou du lendemain et préféreront toujours choisir des fruits consommables immédiatement, tels que fraises, cerises et bientôt raisins, etc.. plutôt que des billes dures comme des pommes de terre qui ont été cueillies beaucoup trop tôt. Les producteurs et grossistes sont les premiers responsables de la situation actuelle. Ils seraient mieux inspirés de réfléchir à ces données, qui sont les données du marché et qu'ils ne pourront pas changer. C'est à eux de changer leurs méthodes de cueillette et de transport. A ne pas vouloir prendre le risque de perdre un peu de fruits, ils obtiennent le résultat magnifique de ne rien vendre du tout. Et pourtant les français adorent les pêches. Je garantis qu'ils se jetteraient sur les cageots si les pêches qu'on leur propose étaint mûres et savoureuses. C'est pourtant assez simple à comprendre. Il y a un bon coup de balai à donner dans la profession. mgendrot@free.fr
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