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Le modef paca est un syndicat agricole dans la région paca

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Les producteurs de pêches et nectarines lâchés par le gouvernement

Christine Lagarde, ministre des finances vient de refuser de ratifier le décret instaurant le coefficient multiplicateur, décret pourtant déjà signé il y a quelques jours par son homologue à l’agriculture, Michel Barnier.
 
Absolument toutes les conditions inscrites dans la loi sont pourtant réunies pour son application (aval de la profession, seuils de crise atteints et cela depuis près d’un mois,…)
 
Madame Lagarde en viendrait elle à outrepasser les lois de la République, en l’occurrence une loi obtenue par sa propre majorité parlementaire, et dans quel intérêt ? Le coût des effets de la crise sur le budget de l’Etat sera pourtant une nouvelle fois considérable, tandis que le coefficient multiplicateur, lui ne coûte rien à la collectivité. Est ce cela une gestion saine des deniers publics ?
 
La responsabilité du gouvernement et du chef de l’Etat est désormais pleinement engagée.
 
Depuis le début des années 2000 les crises se succèdent dans le secteur des fruits et légumes avec une ampleur inégalée et les paysans voient le fruit de leur travail dilapidé par une Grande Distribution qui face à l’inertie coupable des pouvoirs publics en redemande chaque fois plus. Qu’on ne nous dise pas que la grande distribution est au bord de la faillite. Chacun sait que les bénéfices et les profits de ces sociétés caracolent dans le peloton de tête des entreprises françaises et européennes.
 
Il est temps, grand temps de mettre un coup d’arrêt à ces agissements et d'obliger ce véritable monopole à revenir à des pratiques normales en lui imposant – et cela dès les premiers signes de crise -  le coefficient multiplicateur.
 
La tolérance zéro, le durcissement des peines ne seraient ils valables que pour certaines catégories de la population ?
 
La situation des producteurs de pêches et nectarines est dramatique. Pour la seule campagne en cours leurs pertes peuvent être estimées à un montant total minimum de 20 millions d'euros au niveau national et ce alors que la saison n’est pas terminée. Une somme intégralement récupérée par les GMS, sans parler de celles abusivement perçues par elles sans aucune justification sur les consommateurs, par des prix en rayon démesurément élevés par rapport au prix d’achat au producteur.
 
Rien qu’entre 2000 et 2005, les crises qui se sont succédées du fait des ces pratiques ont déjà entraîné la disparition de plus de 1500 producteurs de pêches et nectarines dans notre pays, soit plus de 30% de la profession. Une véritable hécatombe, qui si elle se poursuivait, aboutirait à la disparition complète de la filière dans les 5 ou 10 ans à venir. Sans parler des autres filières fruits et légumes, elles aussi lourdement touchées.
 
Dans l’industrie ou les services les médias feraient leurs gros titres sur un plan de restructuration de grande ampleur. Or pour le secteur agricole, rien de cela. On met en avant à longueur d’antenne et de journaux la soit disante fatalité des « caprices » du climat. Par ignorance ou pour détourner l’attention du public des véritables responsables des difficultés ?
 
Comment explique t-on que depuis 2000, saison après saison, année après année et cela quelque soit la situation climatique, quasiment toutes les productions de fruits et légumes soient touchées par des crises toujours plus dures ?
 
La comédie n’a que trop duré.
 
Le Modef demande qu’au plus haut niveau de l’Etat toutes les dispositions soient prises pour que le coefficient multiplicateur soit appliqué en urgence sur les pêches et nectarines et à l’avenir sur toute production et ce dès les premiers signes de crise.
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