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Le modef paca est un syndicat agricole dans la région paca

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Fruits et légumes : les « coûts du travail » ne sont pas responsables de la crise

Alors qu’une crise sans précédent  touche la production de fruits et légumes, le nouveau ministre de l’agriculture Bruno Le Maire a rencontré le 27 juillet dernier les responsables professionnels de la région Paca. Mais il n’a semble t-il pas entendu les revendications exprimées, se bornant à mettre en place des ventes au déballage ponctuelles sur les parkings des grandes surfaces. Cerise sur le gâteau, le ministre vient de déclarer que les coûts du travail étaient les principaux responsables de la crise, alors que les marges de la grande distribution n’ont jamais été aussi élevées.

Avec des prix à la production en chute de 20 à 40% la crise qui touche tous les secteurs des fruits et légumes n’a jamais été aussi grave, menaçant une profession déjà sinistrée par 5 années de prix bas et de mévente. Le nouveau ministre a tenté de calmer la colère des producteurs lors d’une rencontre organisée le 27 juillet dernier en région Paca, mais le compte est loin d’y être, les mesures annoncées (vente directe au déballage fin juillet début août) ne concernant qu’une infime partie de la production et des producteurs et ne correspondent en rien aux demandes de la profession.

Cette mesure a pourtant  le mérite de reconnaître indirectement le fond du problème à savoir les marges excessives de la grande distribution. Car pendant que les cours des fruits et légumes chutent, les prix au consommateur restent particulièrement élevés sur les étals des magasins des grandes surfaces, celles ci représentant rappelons le 80% des ventes de fruits et légumes en France. Les relevés réalisés par le Modef dans les différentes enseignes font état d’un écart allant de 2,5 à 7 fois le prix d’achat au producteur, sans aucune justification. Et tout comme la vente au déballage autorisée ce weekend par les pouvoirs publics, ce ne sont pas les promotions ponctuelles réalisées par les grandes surfaces en vue d’écouler les marchandises qui résolvent les problèmes.

L’absence de mesure en faveur des producteurs, en premier lieu l’encadrement des marges des distributeurs réclamée par la totalité de la profession, mais également l’arrêt de toute importation tant que la crise n’est pas terminée, risque de déboucher sur une exaspération et sur de nouvelles actions. Le ministre l’a bien compris, qui tente de calmer le jeu en désignant selon lui « le » responsable  -les coûts du travail-, et en laissant entendre que des mesures pourraient être prises dans ce domaine pour s’aligner vers le moins disant européen, Espagne et Allemagne en tête.

Ce que le ministre omet de dire c’est qu’en Espagne la main d’œuvre agricole saisonnière, essentiellement marocaine, travaille dans des conditions moyenâgeuses, et qu’en Allemagne, en vertu d’accords d’Etat à Etat, celle-ci provient essentiellement des pays d’Europe Centrale, et est rémunérée aux conditions des pays d’origine.

Appliquer ces recettes en France ne résoudrait rien. L’exemple des pays européens cités invite à la plus grande prudence, la crise des fruits et légumes y sévit de la même manière qu’en France. Cela constituerait par ailleurs une fuite en avant dramatique pour les finances publiques (qui va payer le déficit grandissant de la Mutualité Sociale Agricole ?)

Plus grave encore : diminuer les coûts du travail serait le prétexte à de nouvelles baisses de prix à la production, avec des effets catastrophiques alors que la LME votée l’an dernier au parlement donne tous les pouvoirs à la Grande distribution en matière de négociation avec les fournisseurs.

Le Modef réaffirme qu’on ne sortira pas du marasme sans mettre en place ce que demandent l’immense majorité des producteurs et des organisations professionnelles : Déclencher immédiatement le coefficient multiplicateur inscrit dans la loi en vue d’encadrer les marges des distributeurs et geler toute importation de fruits et légumes  afin d’assainir le marché.

Il s’agit du simple bon sens, ces mesures ne coûtent rien pour les finances publiques et il y va de la survie des producteurs de fruits et légumes.

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K
<br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  Madame, monsieur,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> En tant que représentant commercial d'une société spécialisée dans les serres bio et photovoltaiques et l'éolien, je me permets de vous joindre un descriptif de notre activité et nos<br /> propositions de partenariat avec les producteurs  agricoles travaillant sous serres et plein champs.<br /> <br /> <br /> Nous pouvons leur proposer une mise à disposition de serres tres performantes et a la pointe de ce qui se fait actuellement. Ce materiel est mis à disposition ( et peut remplacer des<br /> serres existantes verre ou tunnel)  avec un bail de minimum 20 ans. Apres 20 ans les serres sont la propriété du propriétaire des terrains.<br /> <br /> <br /> Nous pouvons aussi envisager l'acquisition des exploitations ( meme avec bati ) si dans votre entourage vous avez de exploitants vendeurs. Il peut aussi s'envisager d'acquerir une partie de<br /> l'exploitation pour la moderniser et la mettre à disposition de l'exploitant si cela peut l'aider financierement. Il est meme envisageable pour le propriétaire de participer à<br /> l'investissement et toucher des dividendes.<br /> <br /> <br /> Je vous suggere donc de lire attentivement les pieces explicatives jointes et d'éventuellement en faire part à vos partenaires exploitants. Je suis à leur disposition au 0626086899 pour les<br /> rencontrer sur leurs exploitation. Plusieurs solutions de partenariat peuvent etre envisagées et discutées au cas par cas.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Je vous remercie pour ces quelques minutes d'attention et éspère contribuer au maintien de la vie agricole dans notre région.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Cordiales salutations<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Hubert KEMPFER<br /> <br /> <br />  AGRISERRES<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Consultant regional<br /> <br /> <br /> KEMPFER Hubert<br /> <br /> <br /> Avenue Aristide Briand<br /> <br /> <br /> 84440 ROBION<br /> <br /> <br /> agriserres@gmail.com<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tel 06 26 08 68 99<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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V
J'ai perdu quasiment TOUS mes clients producteurs de petits fruits depuis environ 7/8 ans...Merci l'europe, l'espagne, le maroc.... 
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S
Je voudrais que vous m'expliquiez pourquoi Bruxelles demande aux paysans de rembourser les sommes allouées depuis 20 ans...car je ne trouve nulle part de trace d'explication.Merci d'avance.
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