Dans le cadre des élections aux Chambres d’Agriculture qui se sont déroulées en janvier dernier, la Mutualité Sociale Agricole de Vaucluse avait apporté son soutien public - notamment par le biais des professions de foi envoyées à l’ensemble des électeurs - aux listes présentées par la FDSEA-JA dans le collège des chefs d’exploitation ainsi que dans celui des retraités.
L’argument invoqué par la MSA lors de cette prise de position inacceptable était que les listes FDSEA-JA étaient « les seules listes proches de ses réalités »
Rappelons que cette intervention de la MSA dans le scrutin avait donné lieu à l’époque à une vive dénonciation par le Modef de Vaucluse.
L’assemblée générale départementale annuelle de la MSA de Vaucluse qui vient de se tenir à Sarrians a été l’occasion pour Marianne Bonebeau, élue lors du scrutin et présidente du MODEF de Vaucluse de renouveler publiquement, cette fois directement aux responsables de la MSA la condamnation par le MODEF de ces pratiques contraires à la démocratie.
« Pour information, a-t-elle rappelé à l'assemblée, je vous indique que lors des élections de janvier dernier, 48,48 % des votants du collège des chefs d’exploitation et 47,64% du collège des retraités se sont exprimés contre les listes en faveur desquelles vous êtes intervenus publiquement »
« La Mutualité Sociale Agricole est un organisme de mission de service public qui prélève des cotisations obligatoires auprès de tous les agriculteurs du département en vue d’assurer leur protection sociale. Le devoir de neutralité qu’appelle dans les institutions de la République ce statut voudrait qu’en aucun cas un organisme au service de tous ne soutienne quelque candidat que ce soit dans une élection professionnelle comme dans une quelconque élection, à plus forte raison, quand il y a plusieurs listes en présence » a-t-elle ajouté.
« Au nom du MODEF de Vaucluse je demande donc une nouvelle fois publiquement que lors des prochains scrutins la Mutualité Sociale Agricole reste impartiale, respectant l’opinion des agriculteurs du département et donc le pluralisme syndical » a-t-elle conclu.