De nombreux éleveurs des Hautes Alpes ayant terminé leur CTE ont été induits en erreur sur les nouveaux critères se rapportant au cahier des charges de la nouvelle Phae et mal informés n’ont pas déposé de demande.
Le Modef des Hautes Alpes lance un appel aux exploitants concernés afin qu’ils réexaminent leur décision.
Le critère incriminé du cahier des charges concerne les possibilités de déplacement ou de retournement des prairies temporaires, au taux maximum de 20% des surfaces engagées.
L’information diffusée à tort indiquait que ce taux était calculé par rapport au total des prairies temporaires et permanentes engagées en Phae, ce qui en effet était totalement dissuasif dans la mesure où cela ne laissait quasiment aucune possibilité de gestion des prairies temporaires au cours des 5 années du contrat, transformant de fait ces dernières en prairies permanentes.
Après soumission par le Modef de ce problème aux services de la DDAF des Hautes Alpes, il apparaît finalement que la formulation insuffisamment claire du cahier des charges national était à l’origine de cette information erronée.
Les services de la DDAF ont bien confirmé au Modef que le taux de 20% devait être calculé en rapportant le total des prairies temporaires engagées en Phae par rapport au total des surfaces engagées, prairies temporaires et permanentes, landes, parcours et estives comprises, et non pas uniquement par rapport aux prairies.
Cette précision change considérablement la donne car elle ouvre la possibilité - comme dans le cadre des CTE - de gérer au mieux ses prairies temporaires en fonction des impératifs de production.
Rappelons à toutes et tous que les demandes doivent être impérativement déposées à la DDAF avant le 15 mai prochain.
Le Modef des Hautes Alpes