La 1ère session de la chambre d’agriculture des Bouches du Rhône qui s’est tenue le 21 février à Aix en Provence avait pour unique ordre du jour l’élection du président, du Bureau, des membres associés, des membres qui siègeront dans les commissions, ainsi que des représentants dans divers organismes publics.
Daniel Roche, nouvel élu Modef, a saisi l’occasion de la présence du Préfet des Bouches du Rhône Christian Frémont pour interpeller publiquement ce dernier à propos de l’inaction des pouvoirs publics face à la crise de la salade.
« Depuis 3 mois, les producteurs de salade vivent la crise la plus grave de ces dernières années. Dès fin novembre dernier, une délégation du Modef et de producteurs avait, lors d’un rendez vous en Préfecture, demandé aux pouvoirs publics d’activer le coefficient multiplicateur, en vertu de la loi » a rappelé Daniel Roche au représentant de l’Etat.
« Or depuis cette date, on assiste à un véritable mépris des pouvoirs publics à l’égard des paysans, un mépris coupable dans la mesure où des centaines de producteurs sont désormais au bord de la faillite » a-t-il ajouté.
« A quoi sert la concertation ? Au moment même où nous nous réunissons, la crise fait ses ravages. J’en viens à me poser la question comme tous les producteurs de l’utilité des représentants de l’Etat dans notre département » a-t-il conclu, en demandant de nouveau « au nom de l’immense majorité des paysans » l’instauration en urgence du coefficient multiplicateur.
Chistian Frémont perdant semble t-il son calme s’est attaché à esquiver la question posée, pour dénoncer le caractère « inadmissible » de l’intervention de l’élu du Modef, et pour indiquer que l’Etat n’avait pas les moyens financiers de répondre en permanence à la demande des paysans.
Ce à quoi Daniel Roche a répondu que « le coefficient multiplicateur ne coûtait pas un centime à la collectivité »
L’élu Modef a ensuite proposé au vote de l’assemblée nouvellement élue une motion demandant aux pouvoirs publics d’activer le coefficient multiplicateur, et compte tenu de la situation de trésorerie catastrophique de centaines de producteurs, de mettre en place en urgence un dispositif de dégrèvement des cotisations sociales et fiscales, de rééchelonnement sans intérêts des prêts bancaires afin de leur permettre de poursuivre leur activité.
André Boulard - réélu président - ainsi que les autres membres de la Fdsea en responsabilité de la gestion de la chambre d'agriculture ont refusé de soumettre cette motion au vote de l’assemblée.
Contact Daniel Roche: 06 14 89 62 19