La dernière action des faucheurs volontaires avec à leur tête José BOVE a failli tourner au drame.
Bien entendu chacun est libre de ses actions mais lorsque l’on agit en qualité d’homme public, il convient de ne pas se tromper de combat.
La destruction d’une récolte n’affecte en rien MONSANTO, substitue au combat de fond une confrontation entre agriculteurs et offre une tribune médiatique à un leader politique. En a-t-il besoin ?
Le problème des OGM, car cela en est bien un, doit être traité sur le fond et non par la surenchère médiatique.
Le MODEF est toujours aussi résolument opposé à la captation et à la brevetabilité du vivant par les multinationales mais il préfère la confrontation des idées à la confrontation physique et le vote de l’ensemble des citoyens à l’alignement politique.
L’action doit en priorité être dirigée vers le gouvernement pour le contraindre à renoncer à l’idée d’un décret et à lancer le débat parlementaire et citoyen à propos des OGM. Peut-être avec passion mais sûrement avec raison.
Le combat utile se situe à ce niveau et ne doit pas servir des intérêts personnels.
Marianne Bonebeau
Présidente du Modef de Vaucluse, élue à la chambre d'agriculture