Céréales/fourrages

Jeudi 2 août 2007
Depuis plusieurs semaines les déclarations et les reportages sur l’augmentation du prix du blé se multiplient dans l’ensemble des médias. Au vu de ces messages, les citoyens français sont convaincus que les agriculteurs sont les seuls et grands gagnants de cette situation et que les consommateurs vont payer la note.
 
Les français doivent connaître la vérité sur l’augmentation du prix du blé et ses conséquences
 
Il est exact que le blé valait 120 € la tonne en été 2006 et qu’il est à 180 € environ aujourd’hui, ce qui fait un plus de 50%.
 
Voici plusieurs éléments pour clarifier les choses et faire comprendre la réalité de la situation :
 
-       Fin des années 1980 le prix de la tonne de blé était à 210 €, soit 15% plus cher que le prix actuel. Suite aux différentes réforme de la PAC, le prix du blé a été divisé par deux, sans que pour autant le prix du pain baisse, au contraire, il a augmenté régulièrement. Il est à noter que cette baisse de moitié prix du blé et ses conséquences sur le revenu des petits et moyens exploitants n’a pas donné lieu à de vastes campagnes de communication malgré les nombreuses manifestations du MODEF.
-       L’augmentation actuelle bénéficie certes aux agriculteurs qui en ont fortement besoin compte tenu de la crise de revenu qu’ils ont subie depuis 20 ans, mais profite surtout à tous les intermédiaires (négociants, organismes stockeurs, importateurs et exportateurs, boulangers industriels, grande distribution et industries agro-alimentaires) qui n’en ont pas besoin, car ils gagnent déjà énormément d’argent sur le dos des consommateurs et aussi des agriculteurs. Cette nouvelle situation est pour eux l’occasion de faire de nouveaux supers profits.
 
Un simple calcul permet de faire comprendre la vérité aux français sur les conséquences réelles de cette augmentation du blé sur le pain. En effet, une ficelle de 150 grammes vaut 60 centimes d’euro. En 2006, il fallait 2 centimes d’euro de blé (au prix producteur) pour une ficelle. En 2007, il faut compter 3 centimes d’euro de blé dans une ficelle soit une augmentation de 1 centime d’euro représentant une hausse de 1,7% du prix de la ficelle de 150 grammes. C’est à dire que la hausse de 50% du prix du blé n’a qu’une très faible incidence sur le coût de fabrication.
 
Compte tenu des marges déjà importantes de tous les intermédiaires, aucune augmentation n’est justifiée ou justifiable, surtout que lorsque le prix du blé baissait fortement, le prix du pain était maintenu.
 
En clair, lorsque le prix du blé baisse, le prix du pain ne bouge pas, lorsqu’il augmente on en profite pour justifier des augmentations sans commune mesure avec la réalité et il en est de même pour beaucoup d’autres utilisations des céréales.
 
Les français doivent savoir que l’augmentation du blé a bon dos et que la matière première que le pain incorpore, fournie par l’agriculteur n’est pas chère.
 
Le Modef dénonce cette situation, la clarté doit être faite pour savoir à qui profitent réellement les variations à la baisse ou à la hausse des cours des céréales. Il y en a qui gagnent toujours et beaucoup dans les deux sens. Ce ne sont ni les petits et moyens exploitants agricoles, ni les consommateurs qui sont en début ou en fin de chaîne.
Par modef-paca
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Jeudi 16 novembre 2006
La Commission Nationale des Calamités Agricoles a tenu sa deuxième réunion le 13 novembre dernier pour examiner les demandes de reconnaissance de sinistre des départements dont les dossiers n’étaient pas suffisamment avancés lors de la réunion du 28 septembre (cliquer ici).
 
25 départements supplémentaires ont obtenu la reconnaissance de calamité agricole, ce qui porte désormais à un total de 54 départements amenés à bénéficier en totalité ou en partie d’aides sécheresse. Consulter la liste
 
3 départements de Paca  sont concernés par les nouvelles décisions de la commission (une extension et 2 nouveaux départements):
- Alpes de Haute Provence: Extension de la zone sinistrée portant sur les prairies (une partie du département seulement) et reconnaissance de sinistre en qui concerne d’une part les PAPAM (lavandes, lavandins) et d’autre part les pertes de récolte sur céréales de printemps (une partie du département seulement)
- Bouches-du-Rhône : Reconnaissance de sinistre pour les pertes de récolte de miel (demande portée avec les apiculteurs par le Modef 13)
- Var : Reconnaissance de sinistre pour les pertes de récolte de miel également.
Les dossiers encore en instance seront examinés par la commission nationale le 7 décembre prochain.
 
En ce qui concerne la région Paca plusieurs demandes ne sont toujours pas prises en compte notamment les lavandes et lavandins (Hautes Alpes et Vaucluse), l’apiculture (Alpes de Haute Provence, Hautes Alpes, Vaucluse) et en dehors des Alpes de Haute Provence, les céréales et oléagineux.  
Par modef-paca
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Samedi 30 septembre 2006
Une nouvelle année de sécheresse préjudiciable aux récoltes régionales
 
L’épisode de mistral anormalement long qui a sévi en mai dernier, suivi durant les mois de juin et juillet de températures élevées a été fortement préjudiciable aux nappes phréatiques dans toute la basse et moyenne Provence. Au 1er août, l’indice d’humidité des sols restait dans toute la région Paca inférieur à la moyenne 1995-2005.
 
Les fortes précipitations orageuses du début du mois d’août ont certes permis une certaine amélioration, mais uniquement dans les zones concernées par les orages. Au total, notamment du fait du cumul depuis 3 années d’épisodes de sécheresse hors normes, une grande partie du territoire régional restait début septembre en situation de déficit hydrique, que ce soit dans les massifs préalpins et sur leurs piémonts mais aussi dans les vallées intra alpines et dans les plaines du Rhône.
 
Les conséquences sur les cultures de cette évolution climatique préoccupante ont été hétérogènes, mais marquées dans l’ensemble. Les cultures irriguées (fruits et légumes, horticulture) notamment en basse Provence ont généralement relativement peu souffert, mais certaines de ces productions (irriguées ou non) ont néanmoins été affectées par des problèmes plus ou moins marqués de calibre et de rendement. Dans tous les secteurs non concernés par les orages d’août, le foin a une nouvelle fois été durement touché (-30% de rendement en moyenne) alors que les stocks sont déjà au plus bas. Les céréales et oléagineux (-20 à -50% de rendement), les lavandes et lavandins qui ont d'autre part eu à souffrir du gel du début d’année (-50%) ainsi que l’apiculture (jusqu’à -70%) ont également connu de fortes baisses de production. La récolte des olives n'intervenant qu'en fin d'année on ne connaît pas encore avec précision les effets de la sécheresse sur cette production mais il se pourrait que cette dernière soit également touchée.
 
Bilan de la première réunion de la commission nationale
 
La Commission Nationale des Calamités Agricoles qui s’est réunie le 28 septembre a examiné les demandes de reconnaissance de calamités agricoles pour les départements qui ont déjà constaté et quantifié définitivement l'état des pertes et pu achever la constitution de leur dossier avant le 5 septembre.
 
La Commission a reconnu le caractère de calamité agricole pour l'heure uniquement pour les pertes de récoltes fourragères et ce dans 29 départements, dont 3 départements de Paca : Alpes de Haute Provence (une partie du département seulement), Hautes Alpes (une partie du département également), et Vaucluse (la totalité du département). Consulter l’ensemble de la liste
 
Pour les autres départements de Paca, ainsi que pour les autres productions qui auront fait l'objet d'une procédure de reconnaissance de pertes par les DDA (lavandes, lavandins, apiculture, grandes cultures,…), les demandes seront examinés lors des prochaines sessions de la commission, d’ici fin 2006.
 
Une première enveloppe de crédits d'indemnisation de 32 millions d'euros a été débloquée au niveau national, dont la répartition n’est pas encore connue. La commission a également donné un avis favorable pour le versement de 12,5 millions d'euros correspondant aux  dossiers ayant fait l'objet d'une reconnaissance antérieure (2005) mais qui n’avait pas encore été indemnisés faute de crédits (c’est par exemple le cas des apiculteurs des Bouches du Rhône)
 
Rester vigilants
 
Le Modef Paca et les fédérations Modef départementales concernées se satisfont de ces premières décisions qui répondent aux attentes des éleveurs ovins, caprins et bovins de la région, ainsi qu’à celle des exploitants qui étaient toujours en attente d’indemnisations pour l’année 2005, mais resteront extrêmement vigilants quant aux montants des enveloppes départementales et à la rapidité des indemnisations, ainsi qu’à la prise en compte des besoins des autres départements et des autres filières régionales touchées par la sécheresse.
Par modef-paca
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Jeudi 15 juin 2006
Afin de tenir compte de la répétition depuis 3 ans des épisodes de sécheresse et de la faiblesse des stocks en fourrage, il est désormais possible, et ce à compter du 14 juin 2006, de faire pâturer son troupeau sur les surfaces en jachère de l’exploitation. Télécharger le communiqué ministériel.
 
Il est précisé par le ministère que les surfaces en question ne peuvent cependant en aucun cas être utilisées à des fins lucratives.
 
La décision s’applique à l’ensemble des départements de la région Paca : Alpes de Haute Provence, Hautes Alpes, Alpes Maritimes, Bouches du Rhône, Var, Vaucluse.
 
Cette mesure pour laquelle le Modef se bat depuis de longs mois au sein des cellules sécheresse départementales, en particulier dans les Hautes Alpes, bien que tardive pour certains transhumants, est certes une importante victoire des éleveurs devant l’inertie de Bruxelles.
 
Mais elle ne résoudra pas tout, une large majorité d’éleveurs ne disposant pas de surfaces en jachères, ces dernières étant surtout localisées chez les exploitants céréaliers. Le Modef demande donc aux pouvoirs publics la possibilité de faire pâturer les troupeaux sur les jachères d’exploitants voisins.
 
Cet acquis ne doit pas faire oublier l’extrême gravité de la situation dans de nombreuses zones, compte tenu notamment de la longueur inhabituelle de la période de mistral qui a sévi sur la région durant le mois de mai.
 
Le Modef paca appelle les pouvoirs publics à prendre en compte cette situation en reconduisant le dispositif d’aides sécheresse des années précédentes.
Par modef-paca
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